HISTORIQUE DE LA COMMUNE

 

Le 14 juillet 1865, le Sous-Préfet de Savenay se voit remettre par 6 paroissiens de Sainte-Anne une pétition demandant la séparation du territoire de la paroisse de celui de la commune de Campbon. Parmi leur argumentation figurent l’éloignement de la Mairie lorsqu’il s’agit de remplir des formalités administratives mais aussi «l’insouciance et la stagnation qui se perpétuent dans les communes rurales d’une étendue exagérée».

 

Le premier pas est franchi. Mais déjà en 1842 Louis Philippe 1er signe une ordonnance créant la paroisse de Sainte-Anne. A l’époque, on évoquait les distances à parcourir pour se rendre à la messe dominicale. Une chapelle se dressait, dédiée à Sainte-Anne, fondée en 1679 par le Duc de COISLIN. Au fil des années, on y a construit une église, un presbytère, une école. Un sentiment d’appartenance à autre chose que la Commune de Campbon prend naissance. Le 24 avril 1866, le Préfet de Loire-Inférieure arrête qu’une commission syndicale composée de 5 membres se chargera de fournir les actes nécessaires à la création de la Commune. Le 17 juin, 242 votants (414 inscrits) élisent François GLOTIN, adjoint au Maire de Campbon, et François TREGRET, François BUSSON, Jean Baptiste OHEIX, conseillers municipaux. François CAILLON est porté à la présidence de la Commune.

 

Au cours de l’année 1866, les deux parties s’accordent sur leurs choix des limites territoriales de 1842 et sur un partage des communaux à 1/3 pour Sainte-Anne et 2/3 pour Campbon.

Mais progressivement chacun va en demander un peu plus : BATARD, Maire de Campbon, veut réduire la part de Sainte-Anne au quart. Finalement, le Maire de Campbon cesse toutes négociations au début de 1867

 

II faut attendre le 21 juin 1870 pour que le Sous-Préfet relance le projet. Le Préfet prévoit la séparation définitive pour le 1er janvier 1871. Hélas, les événements politiques et militaires pro­voquent un nouvel oubli du projet. Le décès de François CAILLON ne préoccupera pas les autorités départementales et la commission restera sans président durant 2 années.

En juillet 1873, la Préfecture charge M OHEIX, Conseiller Général du Canton de Savenay, de reprendre le projet et de le faire aboutir. On complète tout d’abord la Commission Syndicale : François GLOTIN de Saint-Lomer a exigé que l’on procède à une nouvelle enquête. Effectuée en février 1874, une seule personne viendra y donner son avis. La séparation devient inévitable.

 

Le 6 décembre 1875 est signée une loi dont voici le premier article : «Le territoire composant actuellement la section de Sainte-Anne est distraite de la Commune de Campbon, canton de Savenay, arrondissement de Saint-Nazaire, département Loire-Inférieure et formera à l’avenir une commune distincte dont le chef lieu est fixé à Sainte-Anne et qui en prendra le nom». Dès le début de 1876, la nouvelle commune devient une réalité. Le 6 janvier, le Préfet nomme François GLOTIN, Maire, et François TREGRET, adjoint.

 

Le 5 août 1877, le Conseil Municipal demande déjà le changement de canton, «attendu que Sainte-Anne n’est qu’à 50 m environ de la gendarmerie et 150 m de la justice de paix de PONTCHATEAU et qu’il y a plus de 12 km pour se rendre à Savenay, ce qui est fort incommode». Mais il faudra attendre le 12 juin 1980 pour que le Premier Ministre décrète le changement de Canton.

 

En 1956, le mot « CAMPBON est supprimé du nom de la commune.

 

Le 31 décembre 1979, la commune de SAINTE-ANNE prend le nom de SAINTE-ANNE-SUR-BRIVET.